Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Les palais d'ombre agonisaient sous les dais de l'été

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Les palais d’ombre agonisaient sous les dais de l’été

Les palais d’ombre agonisaient sous les dais de l’été,
les parfums des lys et des hyacinthes montaient dans les halliers,
tandis que je cheminais, triste, depuis l’aube,
je ne prêtais plus attention à la beauté des nénuphars,

ni au reflet de ma magnificence dans l’onde des ruisseaux
depuis que tu m’avais quittée, ô ma Sirène, ma Vénérée,
pour aller chercher fortune à l’étranger,
je me remémorais les stances de tes prunelles,

et de nos liesses lors de nos joutes charnelles,
je ne prenais plus garde aux bocages et aux forêts,
seules les oiselles dans les voiles des arbres comprenaient mes pleurs,
et louaient l’harmonie de mon visage,

les sentes connaissaient la scansion de mes escarpins
dessus les marquisats des mousses,
et la rutilance de mes bas de soie quand survenait midi.
Un bourg apparut non loin de moi,

je décidai de m’y rendre afin de me restaurer,
je te vis alors, lumineuse, ceinte de clarté,
dans ta micro-robe de tulle noire,
l’émoi s’empara de moi, mon coeur battant la chamade,

je me jetai à tes pieds, et transportée par la souveraineté de mon émoi,
je te déclarai ma flamme, et j’attendis, anxieuse, la rose de ta réponse.
Tu me souris, tu acquiesças, tu me conduisis sans mot dire
dedans la chambre de ta maison,

je te laissai faire, éblouie par ta Grâce,
tu ôtas mes vêtements que tu jetas sur un fauteuil,
tu fis de même, la fontaine de ta chevelure
rutilait dans la moiteur du Soleil,

tu m’étendis dessus l’ivoire de ta couche,
tes seins hauts plantés et lourds, auréolés de vénusté,
durcirent, tes paumes caressèrent la double amphore de mes hanches,
tu me chevauchas des heures durant,

appuyée
contre les parois de splendeur,
contre les ogives de nitescence,
je gémis des missels d’infini,

soudain, l’archipel de ma Jouissance
m’envahit, le nectar de ma sève jaillit,
tu le lapas, et je devins ta Femme pour l’éternité,
ô ma Déesse !

Sophie Rivière


Dernière modification le mercredi 06 Mars 2019 à 16:28:56
sophie rivière

81 appréciations
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Bonsoir Sophie 
Une poésie sublime remplie d'émotions 
Les retrouvailles l'amour la passion et la sensualité qui vous embellie au fais du soleil de l'été la chaleur de vos émois


Douce soirée je vous embrasse mes amitiés
Béa
Béa

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Bonjour Béa,
je te remercie très vivement pour la joliesse de ton message.
J'ai voulu montrer ici, ainsi que tu le soulignes, dans un cadre de nature,
toute la beauté, et la sensualité de nos Amours si belles et si ardentes.

Bonne journée.
Bises.
Sophie
sophie rivière

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