Béatrice passionnément poésies

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Vingt ans plus tard ( mon 2éme roman ) Page 1

                            Vingt ans plus tard

 

Alban Salamandre est installé en Normandie depuis son mariage. Son cabinet de détective privé est en plein essor. Il a résolu deux affaires de meurtre, une disparition inquiétante d’enfants et un crime familial.

Sa femme, Dorothéa est toujours profileuse à la criminelle et a été mutée au Havre. Ils ne travaillent plus ensemble pour préserver leur couple, mais elle l’aide parfois à démasquer un coupable.

Ce matin de juillet 2018, il fait beau et chaud. Alban reçoit un coup de téléphone d’une mère de famille, elle lui demande de retrouver l’assassin de son fils et de son mari, tués vingt ans plus tôt.

Une enquête bâclée selon elle et que la police a laissé tomber, elle a plusieurs fois fait appel afin de faire ré-ouvrir l’instruction, rien.

Âgée aujourd’hui de quarante cinq ans, son enfant aurait eu vingt cinq ans. Le père, disparu le jour du meurtre de son fils a été retrouvé mort deux semaines plus tard. Pas d’indices, pas d’empreintes, pas d’ ADN.

Une affaire bien complexe et pleine de rebondissements attend Alban.

 

–- Bonjour chéri, bien dormi? Dit Dorothéa.

— Oui, je viens de recevoir un coup de fil d’une femme qui voudrait que l’on recherche le meurtrier de son fils et de son mari; un double meurtre commis il y a a vingt ans.

— Eh bien, on te confie l’affaire de ta carrière.

–- Oui, je te le fait pas dire ! Et Je dois rencontrer cette dame dans une heure. On prend le petit dej et j’y vais.

— Bien, le café est prêt, tartines ou biscottes, confiture, beurre ?.

— Tu me le demandes à chaque fois.

— Oui, tu changes tout le temps.

Ils déjeunent en silence, puis Alban part chez sa cliente à Gainneville.

Ce qu’il ne sait pas encore c’est que cette enquête va l’emmener très loin de chez lui, au Mexique, là ou cette famille avait vécu plusieurs années avant le drame.

 

Alban arrive, il frappe à la porte. La femme lui ouvre. Il présente sa carte de détective, elle le fait entrer dans le salon. Une pièce décorée avec goût, simple comme la maîtresse des lieux.

— Je vous en prie, asseyez vous sur ce canapé.

— Merci madame.

— Voulez-vous un café ou désirez-vous autre chose ?

–- Merci, un café c’est parfait.

–- Je m’appelle Justine. Vous pouvez m’appeler par mon prénom. Je vais vous préparer votre café.

— Merci madame Frimax , heu Justine.

Il regarde autour de lui, c’est chaleureux mais aucune photos aux murs ni sur les meubles. Elle revient de la cuisine avec deux cafés fumants. Ils se regardent en silence, Alban rompt ce mutisme.

–- Justine, vous pouvez m’en dire plus ? Où ce sont déroulé les faits, pourquoi maintenant et pourquoi moi...

—Pourquoi vous ? Parce-qu’ on m’a dit que vous faites du bon travail. Mon fils et mon mari ont étés tuer au Mexique; nous habitions là-bas à cette époque.

Elle lui a dit cela d’un traite, sans émotions, comme si le temps lui avait enlevé tout sentiment, ils sont figés dans la douleur.

— Au Mexique ?

— Oui, cela vous cause un problème ?

–- Non, rassurez vous, je vais m’occuper de cette affaire; racontez-moi tout depuis le début. Oui, je sais, c’est difficile, mais il me faut toutes les informations, merci.

— Je rentrais du boulot ce dix août 1998.Il était 18 h 30 et mon mari n’était pas là. Cela m’a semblé bizarre car il ne travaillait pas le jeudi. Mon fils dormait sur le canapé, enfin, c’est ce que je croyais.

Elle se tait un instant, les larmes aux yeux. Alban prend des notes sur son calepin. elle reprend.

Je… Je me suis approchée du petit, ses lèvres était bleues, je l’ai secoué et j’ai crié, puis j’ai marché dans la maison comme une automate, je tournais en rond, ensuite j’ai appelé les secours.

–- Bien. après ?

–- Une enquête a été ouverte. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un appel; une voix étrange m’a dit:

«Votre mari ne rentrera plus jamais chez vous. » On a raccroché aussitôt, je n’ai pas pu dire un mot.

— Pensez-vous que l’on vous a caché quelque chose, que la police aurait mal fait son travail ?.

— Oui, sans aucun doute. Pour eux, c’est mon mari qui aurait maquillé sa voix et qui aurait passé ce coup de fil. Il se serait alors suicidé après avoir tué notre enfant. Point ! Mais moi, je sais que c’est impossible.

— Pourquoi ?.

— un pressentiment ! Après le drame, je recevais des fleurs chaque jour avec un mot sur lequel était écrit «Que votre enfant et votre mari reposent en enfer, vous êtes maudite.» Les flics n’ont jamais tenu compte de cela. C’était comme si... Enfin, j’avais le sentiment que quelque chose les dérangeait dans cette histoire. J’avais l’impression, qu’ils me mentaient, voyez-vous, j’ai même été inculpée puis innocentée. Les années ont passé ; j’ai fait des pieds et des mains pour qu’ils reprennent l’enquête, en pure perte! Cela fait quinze ans que je vis en France. J’ai fais appel à deux détectives, mais ils n’ont pas voulu se mouiller dans cette affaire. J’ai entendu parler de vous comme quelqu’un de tenace, de sérieux, de très impliqué dans ses enquêtes.

–-Ne vous inquiétez pas, je vais m’occuper de votre affaire. Soyons clairs : je ne vous promet rien...Les faits remontent tout de même à vingt ans ! Avez-vous pris connaissance de mes honoraires ?

–- Oui.

–- Bien, hormis les frais inhérents à l’enquête, je n’encaisserais l’argent que si mon travail aboutit.

— Merci beaucoup.

— On se revoit bientôt, avant mon départ pour le Mexique.

 

                              Béatrice Montagnac

                         



17/12/2016
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