Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 29

 

 

 

Vingt ans plus tard suite 29

 

Il est neuf heures trente ce quatre septembre, il fait déjà chaud, le procureur dans son costume beige se sent mal à l’aise avec cette chaleur, il fait 28 degrés à l’ombre.

Il entre dans la halle de la préfecture pour aller à son bureau, arriver à l’étage, il entre donc dans la première pièce le secrétariat, sa secrétaire l'interpelle.

– Bonjour, Monsieur, un homme vous a demandé au interphone, le nouveau commissaire Juan du commissariat principal, Il veut que vous le rappeliez, il a dit que vous connaissez le numéro.

– Bonjour, Camelia, merci je vais m’en occupé, autre choses ?

– Non, Monsieur.

– Bien, c'est parfait.

Il va dans la deuxième pièce son bureau, referme la porte, il s’assoit et pense.

– Que peut-il bien vouloir celui-là ? C'est certainement au sujet de la personne disparue, la gérante de l’office, bon, je vais l'appelé, après nous verrons bien.

Il tape le numéro du commissariat.

Une, deux, trois, quatre sonneries et on lui répond.

– Bonjour commissariat principal de Juarez, j’écoute.

– Bonjour, monsieur, je suis le procureur Adrien Santhanio, pouvez-vous me passer le commissaire

– Oui, je l’appelle, Commissaire, Monsieur le procureur vous demande au téléphone.

– Oui passez-le-moi sur le téléphone de mon bureau, merci.

Juan, prends l'appel.

– Bonjour Monsieur le procureur, je voudrais prendre un rendez-vous, le plus rapidement possible, merci.

– Bonjour, Cher commissaire, disons demain matin, quelle heure vous conviendrait ?

– Cette après midi, me conviendrait mieux, merci.

– Attendez une minute.

–Adrien passablement énervé, demande à Camelia.

– Dites-moi, ais-je un temps mort entre mes rendez-vous ?

– Heu, non, mais vous avez quarante-cinq minutes de libre avant la fermeture, un rendez-vous à l'instant vient d'être annulé, vous savez le monsieur qui voulait vous voir pour son agression, il y a deux jours, il avait été attaqué pas un chat sauvage je crois. Lui dit-elle avec un petit rire.

– Super, je n'aurais pas à me faire chier pour des histoires pareilles et cela vous fait rire, à bon et merci.

Il retourne dans son bureau. Camelia ne peut s'empêcher de pouffer de rire. Adrien secoue la tête.

Il reprend l'appel.

– Commissaire, c'est bon, je vous dis à ce soir dix-sept heures quinze, c'est pour quoi au juste ?

– Parfait, et bien, c'est au sujet d'une disparition et surtout pour revoir ensemble certaines choses.

– très bien, à ce soir.

– À ce soir Monsieur le procureur.

Ils raccrochèrent ensemble.

Adrien, soucieux, appel Martin.

Martin, bien installé sur le canapé, râle.

– Merde, qui peut bien m'appeler ?

Il regarde le numéro sur son portable.

– Ah, Adrien.

Il décroche :

– C'est moi, j'ai une question, connais-tu le commissaire du quai des Orfèvres ?

– Non, en tout cas pas personnellement, celui qui est arrivé il y a deux mois, Oui j'ai entendu parler qu'un nouveau commissaire divisionnaire, venait de remplacer celui en retraite et qu'il a de l’ambition, ce monsieur aurait travaillé avec Interpol, mais à ma connaissance, pas sur mon affaire de l'époque, son nom Juan Langer je crois puis cela me dit rien.

– OK, car cet homme travail chez nous maintenant, puis ci, tu es sur de ce que tu me dis, alors pas de problème, mais !...

– Mais, quoi ! Je vais faire des recherches, ci, tu veux.

– OK, merci, à ce soir, nous en discuterons.

Martin, raccroche, perplexe.

« Langer, Langer ; non ça ne me dit rien » pense le tueur.

Il tape son nom sur sa tablette. Recherche, clic et poursuit.

« Merde, dossiers confidentiels, protégés par les services secrets : ça veut dire quoi ? Ce n'est pas bon du tout. »

 

Béatrice Montagnac



08/05/2018
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