Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 31

               Vingt ans plus tard suite 31

 

Au Mexique

 

Juan poursuit son enquête sur la disparition de Cathia, il se heurte à un mur de silence et d'incompréhension voir de surprises de l'entourage.

Mais cela ne le décourage pas, pour autant.

 

Alban et Justine sont sur les lieux du meurtre, qui s'est produit il y a vingt ans, tant de choses ont changé, des gens sont morts ou n’abritent plus ici dans la cité perdue de Juarez. Ils sont seuls face à un dilemme, mais qu'importe, ils doivent prouver que le procureur n'est pas un saint et que des situations actuelles, sont la clé du passer.

À l'endroit précis où la police avait trouvé le corps de Joël, Justine ferme les yeux et visualise la scène et elle voit un détail qu'elle n'avait pas aperçu vingt ans plus tôt ; le médaillon était bien sur le cadavre, mais pas autour de son cou, juste poser sur sa poitrine et il n'avait plus son alliance.

Elle dit soudainement.

– Alban, j'ai tout revu en un instant comme ci, il était là ! Maintenant, je sais ! Cet homme n'était pas mon mari, vois-tu, quand j'ai vu le corps, tu penses bien que j'étais sur le choc, alors je ne m'avais pas fait attention, ni sur le cadavre et sur les clichés que j'ai regardé plus tard, qu'il y avait quelque chose qui clochait, et toutes ces années, je n'avais, dans ma tête que les images qui étaient dans les journaux et au commissariat.

– Continu !.

– Et bien, oui ! Ce que j'ai vu était différent, en fermant les paupières, la scène, elle m'est revenu comme un flash, le médaillon était posé sur son torse et il n'avait plus au doigt son...

– Son alliance, oui, Justine, les vraies images je les ai vues, celle du flic assassiné, autre chose.

– Oui, il était tellement défiguré mais j'ai aperçu un tatouage, un papillon bleu, il les aimait tant, Alors ! Mais aujourd'hui, je le revisionne et il était sur son épaule droite et plus petit, mon mari l'avait à gauche, puis il était plus volumineux, et merde ! Quand j'ai regardé les photos, je n'avais rien vu, tu comprends, j'étais perdu et on m'a bien manipulé.

– Merci et bien, on a bien fait de revenir ici, espérons que nous avons semé les chacals du procureur, qui nous suivaient, je renifle ces gens-là, instinctivement. Puis dans cette affaire Beaucoup trop de faits sont liés.

– Oui, les disparitions d'enfants de femmes à cette époque, et le meurtre du flic qui était sur une piste, le procureur mort soit disant d'une crise cardiaque, les détectives disparus et ceux que j'ai licencié ou qui sont partis d'eux même, ben, je vois les choses d'un autre œil.

– Et moi je vous croyais complice, venons donc au fait, oui ainsi votre frère vous manipulait.

– Avec ses histoires de drogue, c'était une belle couverture, donc je devais arrêter de chercher, point ! Mais au fond de moi, quelque chose me disait, que mon Cher frère me cachait et me cache encore bien des choses, beaucoup plus graves.

Un homme s'approche d'eux et semble bien nerveux. Alban le regarde et lui dit.

– Monsieur, vous allez bien ?

– Qu'est que ça peu vous faire, j'ai bu un petit coup et alors.

– C'est comme vous voulez, je voulais juste vous aider.

Puis Alban, remarque un détail, l'homme tient un couteau dans sa main droite le long de son flanc, il fait signe à Justine de s’éloigner, c'est alors que l'individu ce rut sur Alban et tente de le poignarder, seulement le détective a eu le réflexe de reculer, de désarmer l'attaquant puis le mettre à terre.

– Qui es-tu ?. Lui demande Alban et le plaquant au sol.

L'homme ne répond pas. Son téléphone sonne.

– Tu ne répond pas.

– Et comment, vous me maintenez les bras.

– Oh, tu as une langue, bien, je sais que tu ne peux pas prendre ton portable, moi-ci, voyons un peu.

Alban prend l'appareil tout en étant sur l'homme, il regarde le numéro et sourit.

– Tiens, Messieurs le procureur.

Il décroche et tend le téléphone vers le visage du gaillard, pour que celui-ci réponde.

– Alors, tu as fait le travail comme convenu.

Alban lui fait signe de dire oui.

– Oui, oui, Adrien, le flic et la fille sont mortellement blessés, je pense qu'ils ne vous embêteront plus.

– Très bien, occupe-toi d'eux et ensuite, élimine, Juan le nouveau commissaire.

Alban, raccroche, il jette le portable.

– Toi, tu es un homme mort, ci tu parles, le procureur ne te laissera pas la vie sauve, alors tu as le choix, soit il sait que nous somme en vie, ou il nous croit morts et tu vivras, enfin peut-être.

Puis Alban s'adresse à Justine.

– Nous savons avec certitude, à qui nous avons à faire, l'aventure ne fait que commencer.

L'homme se relève penaud et livide, puis part en courant sans rien dire.

 

                        Béatrice Montagnac



27/05/2018
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