Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 44

                Vingt ans plus tard suite 44

 

Il reste là planter sans savoir quoi faire de ses dix doigts, et se décide enfin à réagir pour éteindre son portable, il va dans la salle de bain se préparer en chantant faux.

 

Maria sourit, elle a très bien senti le mal-être du procureur, cela l'amuse.

Elle se fait belle, se maquille, met un robe sexy rouge brodée au décolleté de dentelle de noir, petit escarpin à talon haut juste ce qu'il faut.

 

Adrien après sa toilette se parfume avec un parfum aux senteurs sauvages et regarde dans son armoire, il est indécis.

« Que vais-je bien me mettre.».

Finalement, il prend le costume de son mariage avec Marina.

« Quelle chance je n'ai pas pris un gramme.».

 

Trois heures plus tard, ils se retrouvent au resto, « La chandelle », à la table reversée par Maria.

Devant la splendeur de Maria, il lui dit.

– Tu es superbe et sexy.

– Merci, pas mal non plus.

Adrien, gauchement lui présente sa chaise pour qu'elle s’assoit.

– Merci.

– De rien je t'en pris.

Le procureur, fait signe au garçon de salle, qui vient à leur rencontre et demande.

– Veux-tu un apéritif ?.

– Oui merci, je prendrais bien un martini blanc, et vous ma chère.

– Oh, moi un porto.

– Très bien, voici la carte, Monsieur, Madame, bon appétit.

Le serveur va donc passer leur commande.

– Adrien, je vais être direct avec toi, ton comportement de la dernière fois était fort déplacé.

– Je... t'ai fait mes excuses et je les renouvelle, vraiment désolé.

– Hum, hum, bon je ne suis pas une fille facile, comme tu l'as probablement pensé.

– Heu, non pas du tout, j'ai perdu pied.

– Tu mens mal, Adrien.

Le serveur revient avec leur apéro.

– Monsieur, Madame voici vos boissons, martini, pour vous votre porto, chère Madame.

– Merci, c'est bien cela, posez donc, nous n'avons pas encore choisi, revenez plus tard, merci. Dit Adrien.

Maria le regarde, il ne semble pas très à l’aise.

– Tu sais, je ne t'en veux pas, mais, tout de même !.

Un court silence s’installe entre eux.

Ils boivent doucement leur apéro, en consultant la carte du menu.

- Maria, je prendrais bien ce lapin chasseur au poivre vert.

– OK, bon choix, moi, je, hum, bon, je prends le canard à l'orange.

– Brrr, j'ai horreur des oranges.

– Ah, dommage, et ci tu n'avais pas le choix.

– Oh, et pourquoi, me dis-tu ça ?.

– Juste une remarque, je crois que l'autre jour, tu as bien pris une orange givrée.

– Ah, oui, mais comme ça, cela n'était pas pareil.

Silence ;

Le garçon de salle revient, il prend leur commande.

– Un dessert, ou fromage peut-être?.

– Merci, plus tard, nous verrons bien.

Le serveur s'en va.

– Je dois te dire, mon Cher Adrien, il va falloir que tu patientes, nous devrions mieux nous connaître, et puis autre chose.

– Quoi donc, et ne t’inquiètes pas, je serais patient, enfin, je pense.

– Tu ferras bien, ah voici notre plat de résistance mon cher.

Déconcerté Adrien n'ose plus parler.

Ils mangent sans un mot. Puis enfin, il lui demande.

– Alors que tu me dire ?.

– A Ah, oui nous y voilà, j'aime une femme.

Il en reste bouche bée.

Puis il se met à rire fort, et il lui dire bêtement, en la vouvoyant.

– Bien, bien, donc vous être lesbienne heu... Les deux ou vous me faites marcher, enfin, bon un ménage à trois, hé bien après tout.

– Mais non Adrien, je suis sérieuse, tu devrais accepter de me partager et sans avoir ma compagne bien sûr, ou alors rien, on en restera là.

– Ah !.

– Mais, nous garderont le contact pour l’enquête, ne l'oublie pas.

– Je, je ne m'attendais pas ça, je vais réfléchir.

Il se lève et va payer l’édition, puis s'en va, fort contrarier.

 

                       Béatrice Montagnac .



07/11/2018
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