Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 49

             Vingt ans plus tard suite 49

 

Trente minutes plus tard, Juan arrive à l’hôtel ou Maria l'attend.

Il s'installe à une table qu'elle leur a réservée, il attend cinq bonnes minutes.

– Salut, toi, alors qu'as-tu à m'apprendre.

– Bonsoir, hé, je vais te donner un aperçu, avant de continuer, bon, on n'est pas sorti de l'auberge ma grande.

– Ah, OK, hé, on prend donc l’apéro pour discuter avant notre dîner.

– Oui, et je suis partant pour un whisky pur et toi ?.

– Un double martini blanc.

Juan fait signe au garçon de salle qui faisait le service à la table voisine.

– Bonsoir, un whisky pur et un double martini blanc, merci.

– Bien, monsieur, autre chose ?.

– Plus tard merci, nous n'avons pas encore regardé le menu.

Le serveur note la commande, puis va aux cuisines.

Un court instant la salle est silencieuse, Maria reprend son souffle, elle pense.

« Que veut-il dire ? Par là, on n'est pas sorti de l'auberge, rien de bon en tout cas ».

Le serveur revient avec les alcools et les amuses gueules.

– Juan, je t’écoute.

– Pour commencer Rosette la chienne que j'ai récupérée, devait-être maltraitée par Cathia, chut ne dit rien, son maître attitré c’était un policier gradé, alors lorsque je parle de lui, enfin de sa mort, qui maintenant me semble suspecte, on n'y vient, ne me regarde pas comme ça voyons, bon, voilà Au nom de Cathia la chienne va se cacher ou elle aboie, bizarre, non ?.

– Oui, mais que veux-tu me dire ?.

– L'invraisemblable, Il n'y avait pas d'empreintes dans la maison sauf, logiquement les siennes, que nous avons fait analyser, la procédure quoi, c'est là que tout se complique.

Il boit doucement son whisky, Maria regarde son martini et le boit cul-sec.

Juan poursuit.

– Au début, je pensais que Rosette me manifestait l'envi de retrouver sa maîtresse, et puis je trouvais parfois son comportement, comme dire ; étrange, au fait, elle voulait me mettre sur une autre piste que celle de l’enlèvement et oui, écoute bien Maria.

– Hé, je fais que ça.

Maria n'est pas au bout de ses surprises.

 

Chez Adrien, l'atmosphère est plutôt tendue, il est furieux, Maria ne répond pas à ses appels, depuis plus d'une heure qu'il tombe sur sa messagerie.

Il tourne en rond et se pose mille questions. Ce qu'il sait d'elle maintenant l’effraie un peu.

« Réponds, merde, j'ai bien réfléchi, cela ne me dérange pas que tu aimes une femme, et puis je me ferais une raison, je suis fou de toi ».

Perdu dans ses pensées, il tourne au tour de la table du salon tel un lion en gage, et il finit par s’asseoir sur le canapé et il sirote une bouteille de champagne, jusqu'à la dernière goutte.

Il s'endort d'un sommeil lourd agité et peuplé de monstres et d'histoires abracadabrantes.

Au petit matin, il se réveille la tête prête à exploser.

Dans le salon devant lui, Martin est là, le regardant avec un sourire moqueur.

– Oh, tu es là toi, j'ai la tête dans le cul, comme tu vois, je suis dans un sale état.

Martin rit et lui dit.

– Je vois ça, que t'arrive-t'il encore ?.

– Je suis amoureux, raide dingue d'une femme.

– Et, ben t'es pas dans de beaux draps mon vieux, bon c'est pas tout moi je voudrais bien un bon café et toi aussi, dit à ce que je vois, non ?.

– Si, si peux-tu le faire ?.

– Non, mais lève toi donc, et fais le se café, espèce de loque, moi je n'ai pas picolé et je suis fatigué le voyage fut long, Adrien bouge toi.

Le procureur se lève, chancelant et trébuchant sur le mobilier, il renverse un valse chinois, lequel il tenait tant, en aboyant comme un chien furieux, il arrivé à la cuisine, et prépare le café tant bien que mal.

Ils se mettent à table et boivent leur breuvage qui est plutôt du jus de chaussette.

 

           Béatrice Montagnac



18/12/2018
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