Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 54

     Vingt ans plus tard suite 54

 

Marina est stupéfaite, cela veut dire chômage technique, elle fait asseoir Claudine sur une chaise, la pauvre est bien secouée, et lui dit.

– Calmes-toi, je te comprends, quelle poisse, on a plus de boulot pour un moment, tu sais ce qui a pu se passer ?.

– Non, pas le moment, il y avait les pompiers des flics aussi, enfin c'est ce qu'elle m'a dit, probablement qu'une enquête serra ouverte, c'est bizarre, tout de même, un magasin de vêtements, mais j'y pense...

– Quoi ?.

– j'ai surpris une conversation, de la patronne avec un homme, elle disait, que les bénéfices était au plus bas et que… là je n'ai pas tout entendu.

– Merde !.

– Comme tu dis, si tu penses comme moi.

– Je ne sais pas, tu penses à quoi, toi ?.

– À un incendie volontaire pour toucher l'assurance.

– Bingo !.

Après un cour silence, marina propose à sa collègue, un café, que Claudine accepte volontiers.

Elles prennent donc un café, une voix se fait entendre.

– Hé, les filles, je suis là, et je vois vous dire, que cette histoire sent le roussi.

Elle lèvent la tête et se mettent à rire.

– Mais, il n'y a rien de drôle.

– Non, mais on ne te le fait pas dire, c'est évident, en tous les cas on est coincée à la maison pour un moment, avec une baisse de nos salaires, pas de quoi rire. Dit Claudine.

– Heureusement que nos mecs ont un boulot. Réplique Marina.

– Les filles, pour l'instant, c'est plutôt flou, il vous reste à espérer que votre chère directrice ne se fasse pas prendre, ci c'est bien elle qui a fait cela ? Effectivement, là, se serra une autre histoire.

– Prions, pour qu'elle passe entre les mailles du filet. Dit Claudine.

– Bof, je ne suis pas croyante, et mon ami non plus et toi.

– Oui, catholique pratiquante.

– Chacun son truc, ci cela peu te rassurer. Dit Ferdino.

– Claudine, ci, tu veux, on passe la journée ensemble, nous ferions plus ample connaissance et pourquoi pas, devenir de vrais amies.

Ferdino se prépare pour aller bosser, il est huit heures, du coup, il file sans se raser et dans la précipitation, il met son débardeur vert à l'envers et ne s'en aperçoit pas, même pas un baiser à sa compagne..

– Salut. Disent les filles.

– Salut, à ce soir ma puce.

Il ferme la porte derrière lui.

– Hé, ben, il ne t'a pas embrassé, bon je pense que nous l'avons mis en retard.

– Non, mais il n'avait plus beaucoup de temps et il n'est même pas rasé.

– Et, il a mit son marcel à l'envers.

– Ah, bon.

Claudine rit de bon cœur, Marina la suit dans son fou rire.

 

Au magasin, les pompiers ont maîtrisé le feu, la police interroge la patronne qui maintenant est sur place en larme.

– Madame, c'est la procédure, nous devons vous poser des questions, ici sur place et si cela est nécessaire au commissariat.

– Je suis à votre disposition, commissaire, heu.

– Commissaire Warragard Macléay, bon, vous n'avez pas d’ennemis en particulier ?.

– Non, pas à ma connaissance.

– Avez vous, des problèmes financiers.

– Que voulez-vous insinuer ? Pas du tout, la boutique tourne bien.

– OK, Madame, une enquête serra ouverte, dés que le procureur nous donnera le feu vert, si il estime que l'incendie est d’origine criminel, ce qui à mon avis me semble plausible, tenez-vous à notre disposition, je pense que nous serons amenés à nous revoir Madame Pardiyas.

Elle ne répond pas, elle regarde d'un air désolé son magasin.

 

                     Béatrice Montagnac



15/01/2019
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