Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 7

                  Vingt ans plus tard suite 7

 

Le dîné s'achève sur un dessert, pas ordinaire. Alban et Dorothéa sont en tenue d’Ève sur le canapé dans une position des plus équivoque. Les mains du détective s'activent tendrement sur le corps sculpturale de sa compagne, Elle gémi doucement tout en lui mordillant les oreilles puis l'embrasse dans le cou tout en caressant son dos, il se cambre sous l'effet du désir grandissant, ils font l'amour avant de s'endormir là sans monter dans leur chambre. Ils sont bien ici enlacées et heureux.

Le jour pointe son nez à travers les parisiennes. Ils s'étirent s'embrassent et refont l'amour encore et encore.

Ils vont plus tard prendre un petit déjeuner bien copieux. Fruits, laitage, œufs, tartine et un café corsé, très noir même.

Dorothéa va passer la journée à peaufiner son plan, Alban, lui, part cet après-midi pour Paris avec madame Frimax et le lendemain départ pour le Mexique.

Ils se préparent donc pour leur journée. Ils prennent une douche ensemble, gain de temps ou activité érotique ?...

Madame Frimax quant-à elle prépare aussi son départ avec appréhension.

« Ai-je bien fait de faire appel à monsieur Salamandre, hum il est bien plus futé que je le pensais, j'espère tout de même que notre plan fonctionnera. Quant-il découvrira le nom de mon défunt mari, que fera-t-il ? ».

tout en pensant à tout cela elle prend sa douche, s’habille sobrement et termine ses valises. Et comme à son habitude elle en prend toujours trop.

« Sait-ont jamais, combien de temps resterais-je là-bas ?. Si je reste en vie ? ». Pense Justine.

Sa mâtiné passe lentement comme un film au ralenti, est-ce l’angoisse qui la travail ainsi ?

 

Chez Alban le début de cette journée ce passe plutôt bien. Même si le détective se pose des questions sur son enquête, il reste serein.

« Chaque chose en son temps ». Pense-t-il.

Est-ce une façon de se rassurer, une attitude de flic pour affronter le danger, tout en restant sur ses gardes sans le montrer... ?.

Alban part vers quatorze heures trente en transport jusqu'à la gare du Havre. Madame Frimax est elle aussi en route, ils se retrouvent sur place à quinze heures.

– Bonjour Monsieur.

– Bonjour Justine.

Un bonjour froid de courtoisie, Alban rompe la glace.

– Vous allez bien, pas trop stressée ?

– Non, merci, je vais bien, répond-elle d'une voix fluette.

Ils vont prendre un café en attendant leur train, qui a un peu de retard.

– Ah ces trains jamais à l'heure, c'est bien en France ça tiens, rouspète Justine.

Alban sourit. Il interpelle le serveur du petit café de la gare.

– Un café serré et du thé vert s'il vous plaît, merci.

Quelque minutes plus tard ils boivent leur breuvage en silence.

Le train arrive à quai, ils compostent leur billet, montent dans leur wagon et ils prennent place.

On sent une tension palpable entre eux. Le train démarre, il est quinze heures quarante, arriver à Paris vers dix-neuf heures.

Madame Frimax semble tendu, tendis qu'Alban est plutôt relax.

– Madame, heu Justine, pourriez-vous me parler de votre mari ?, son travail, ses activités ..

Oh vous savez ses occupations, il s’amusait avec son fils au foot, aimait regarder les westerns. Avec ses amis il jouait aux cartes, le reste c’était son boulot et il en parlait peu.

– Quel métier ?

– Maçon.

Silence, seulement le bruit, des roues du train. Justine prend un livre et lit, enfin fait mine de lire, ce qui n'échappe pas au détective qui la regarde discrètement. Il pense.

« Hum, quelque chose la turbine, bon je vais passer à la question phare ».

– Justine, dites-moi, votre nom de femme mariée, vous n’êtes toujours pas décidée à me le dire ?.

– Écoutez je ne peux vous le dire, enfin pas encore.

– Vous savez je finirais bien par le savoir et au fait vous n'avez jamais recherché votre frère disparu ?.

– Oui et non, pour la bonne raison que je ne voulais plus le voir à cause de ses histoires de drogues.

– Tiens-tiens, votre mari trempait-il dans ces affaires la aussi ?.

Silence.

Ils ne disent plus un mot jusqu'à leur arriver à Paris. Alban la laisse mijoter un peu.

« J'ai tout mon temps ». pense-t-il.

 

                               Béatrice Montagnac



24/04/2017
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