Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 9

                   Vingt ans plus tard suite 9

 

Ils mangent en silence, seul le bruit à peine audible d'une mouche rend ce silence sonore.

Arrive le dessert, le téléphone de Justine sonne, elle décroche.

--Allô.

--Bonjour, c'est moi, vous arrivez vers quelle heure, toi et le détective ?

– Bonjour je crois que vous faite une erreur, monsieur.

– Oh, je vois, je t’appellerais plus ou envois moi un message.

Elle raccroche, Alban la regarde, il sourit. Mange son dessert sans dire un mot. Justine, dit.

– Cela est pénible, les démarcheurs par téléphone, vraiment.

– Oui, vous devriez pas répondre aux numéros inconnus.

– C'est vrais mais j'attendais un coup de fil et j'ai pas regardé, bon.

– Bien, à part cela le repas vous a plu ?

– Oui, oui, merci et vous ?

- Aussi, merci. Bon assez de banalité, on va aller chacun dans nos chambres, nous devons être à

l’aéroport à six heures pour le départ de sept heures trente.

– Je sais, vous inquiétez pas je serais prête.

Ils se lèvent de table, Alban va régler l’addition, elle, elle monte à l'étage, rentre dans sa chambre,

pose ses affaires, puis va prendre une douche en pensant.

« Si mon frangin appel, il rappellera demain et merde...

Alban lui va prendre l'air, sort son portable de sa sacoche, et appel ce cher procureur.

Un, deux, trois, quatre, cinq sonneries, le correspondant répond, enfin.

– Oui, ici le procureur de Cuidad Juarez, je vous écoute.

– Bonsoir, c'est moi Alban le détective, vous allez bien j’espère ?

– Bonsoir... Oui, je vais bien, alors demain, le grand départ dites-moi.

– Hum, oui et pas pour m'amuser, Monsieur le procureur

– Oh j'imagine bien, bon vous arrivez vers quel heure cher ami.

– D'une, je ne suis pas votre ami, secundo nous arrivons, de toute façon, donc ne venez pas, je vous

contacterais le lendemain, avec mes remerciements pour votre aide.

-- Très bien, comme vous voulez monsieur Salamandre.

Le procureur, raccroche visiblement contrarié. Il appelle Justine, pas de réponse.

« Hum, fait chier, réponds donc, Ah les femmes et leur toilette, enfin, je pense qu'elle se douche avec cette caniculaire en France, comme chez nous, » pense Alexandro ( Adrien ).

Justine sort de la douche, regarde son mobile, pas d'appel.

« Tien, bon tempi, de toute façon, il commence à me gonfler et puis je suis exténuée, alors dodo demain debout tôt très tôt même »

La sonnette de la porte la fait sursauter, elle était dans ses pensées. Elle va ouvrir la porte juste entrebâillée, c'est Alban.

– Justine, monsieur le procureur m'a téléphoné, il voulait connaître l'heure de notre arrivée, je lui ai fait comprendre que nous arriverons c'est tout, donc, il ne devrait pas être là, OK.

Justine ne répond pas, elle le regarde en secouant la tête.

Je vois que vous êtes fatiguée, je comprends bien. Mais vous ne parlez pas à un âne, très chère. Bon, cela n'est pas grave, bonne nuit.

– Bonne nuit Alban, à demain.

Elle referme la porte, elle ne s’était pas, donnée la peine de le faire entrer dans la chambre. Visiblement, elle est déstabilisée, une bonne nuit sera la bien venue.

 

         Au Mexique

 

Le procureur, prend contact avec son bras droit, ce petit bêta, qu'il manipule tant bien que mal.

Il tape son numéro et attend qu'il décroche.

– Allô, Pascal, demain à treize heures, (heure locale) nous serons à l'aéroport et ne prévenez personne.

Je me suis renseigné, puisque monsieur, le détective ne voulait pas me donner l'heure de leur arrivé. 

– Mais pourquoi ? Cela est confidentiel.

– Ne posez pas de question nous allons accueillir ce cher détective et Madame Frimax, on leur fera une petite surprise. Cela va de soit de les recevoir chaleureusement, non.

– Très bien, mais c'est pas un peu tard ou trop tôt pour eux avec le décalage horaire ? Demain serait peut-être mieux non ? Pour qu'ils se reposent.

– Hé c'est moi qui donne les ordres, franchement vous n'allez pas vous y mettre aussi.

– OK. OK ne vous énervez pas, bonne nuit monsieur le procureur.

Adrien n'est vraiment pas content, il raccroche et ronchonne.

« Bon, voilà que cet abruti me tape sur le système, non ce n'est pas mon jour, demain peut-être ?.

Il rentre donc chez lui, dîne avec sa femme, sans un mot.

– Mon chéri, ça n'a pas l’air d'aller.

Il lève la main et frappe la table du poing.

– Bon, je vois que non, je monte me coucher, rejoint moi quand tu seras calmé, mon chéri.

– La ferme, mon chéri par là, mon chéri par ici, casses-toi, monte donc.

Marina, laisse la vaisselle dans l’évier, va dans leur chambre, elle prend une valise et son courage à deux mains, elle est enfin décidée à quitter cette brute. Quitte à laisser tout derrière elle et prendre que le strict minimum. Elle va attendre qu'il soit bien saoul, il s'endormira comme à son habitude, dans ces excès de colère.

 

                             Béatrice Montagnac



17/07/2017
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