Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite30

                    Vingt ans plus tard suite 30

 

Dix-sept heures sonnantes, Juan arrive au tribunal, il n'aime pas être en retard, un quart d'heures à attendre, ce n'est pas la mer à boire. Il va dans la salle d’attente et prend un magasine à lire, puis le repose avec un sourire.

« Pas intéressant, c'est pour les midinettes, ça. ».

Il patiente donc, regarde sa montre, dix-sept heures cinq, dix, quinze. Le procureur l'appel.

– Monsieur le commissaire, entrez donc, merci.

Juan se lève et passe la porte du bureau.

– Merci, Monsieur procureur.

Adrien lui montre le siège, devant son outil de travail.

– Venons-en au fait, commissaire, je vois que ma loi vous dérange.

– Non seulement, elle me dérange et me fait bouillir, cela n'est vraiment pas logique, dans une région ou le crime est en hausse et assidu, à moins que le crime vous profite?.

Surpris par la question, il tente de garder son calme, et dit.

– Oui, je vous comprends et cela ne profite à personne, vous savez, nous manquons défectif, mais je vais en prendre note et voir ci cela est possible de la changer, je ne vous promet rien.

– Oh, mais vous deviez, je ne prends pas cela à la légère, procureur faites votre boulot, je fais le mien.

– Vous ne manquez pas de toupet vous : bon OK.

– Vous ne trouvez pas bizarre, dix disparitions en deux mois ici et au alentour de Chihuahua, et pas de poursuite, les affaires sont vite classées, vous croyez que j'arrive cher vous au Mexique pour la déco, certainement pas, Alors.

– Alors, je vais faire mon possible.

Lui dit Adrien en lui montrant la sorti, visiblement contrarier, ce qui n’échappe pas à Juan.

– Je l’espère, j'imagine que ce ne sera pas la première ni la dernière que je vous le rappellerai, lui répond Juan, en sortant pas vraiment satisfait.

 

En Australie, le six septembre à neuf heures trente.

 

Marina coule des jours paisibles, entourée de nouvelles connaissances. Elle a un travail stable, vient de rencontrer un homme respectable, charmant, attentionné, bien différent de son mari (menteur, manipulateur, escroc). Elle se demande.

« Que devient Adrien, pas de nouvelles, c'est tant mieux, je peux enfin souffler, mais tout de même, c'est bizarre ? Soit, il trop occupé sur cette affaire louche, ou une autre femme, je dirais plutôt une bonne à tout faire. ».

Elle se prépare un café avant d’aller au travail, son chéri, Ferdino Alffanzaut, est parti depuis deux heures, sur un chantier, il est charpentier.

Fin prête elle part donc au boulot dans un magasin de prêt-à-porter, elle est vendeuse et conseillère. Le magasin a ouvert un peu plus tard ce jour, normalement, c'est à sept heures trente. Pour cause d'inondation, une canalisation a pété tard dans la nuit.

Elle va mettre ses affaires au vestiaire, puis prendre place à son poste. Quand deux hommes masqués entrent armes au point. Les clients crient et paniquent. Marina reste calme, un des hommes, dit.

– Mettez-vous tous derrière la caisse et toi la caissière donne moi l'argent et grouille toi.

– OK, mais vous savez, il n'y a rien, enfin tout n'est pas là.

– Tu te moque de moi ma poule.

– Non, non, nous venons d'ouvrir et nous avons été inondé, donc je crois que vous faite chou blanc.

– Hé, tu as du cran toi, j'aime ça, mais qui prouve que tu ne bluffes pas, ah vous les filles.

– Regardez-vous même.

L'homme va voir dans la caisse, bingo, il n'y a rien, il tape du point sur le tiroir qui tombe, et dit à son complice.

– Elle dit vrai, on fait quoi ?.

– On a foiré, je n'avais pas prévu ça, on se tire.

Au même moment, la police arrive, les voleurs sont arrêtés, ils n’opposent aucune résistance. Ce sont de petits voyous armés de pistolets en plastiques, ressemblant à la perfection à de vraies armes, tout ça, pour passer leur temps à faire peur, ils sont inoffensifs, mais là les flics ne rigolent plus, cela fait dix fois qu'ils les arrêtent, ils les avaient prévenus, qu'ils ne pourrons jouer éternellement. Ils passerons donc devant un juge et seront condamner à six mois de sursis et des travaux généraux et s’ils récidivent, direction la prison pour six mois fermes.

Marina avait entendu parler de ses petits cons, ainsi elle avait pu garder son sang-froid, et donner l'alarme discrètement. Une petite mésaventure qui finit bien.

 

 

                   Béatrice Montagnac

 



11/05/2018
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