Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 3

 

Vingt ans plus tard suite 3

 

Dehors, la chaleur est écrasante, étouffante sous un ciel gris menaçant. Soudain, le tonnerre gronde suivi d’un éclair éblouissant. Alban ignorant la pluie battante, marche dans la rue desserte près du port du Havre. Tant de questions l'agacent.

« Je dois revoir le dossier en profondeur, il me semble que là aussi tout n’est pas clair, pourquoi ? »

Il se décide à rentrer chez lui et à travailler sur cette affaire, le document est stocké dans un fichier secret sur son ordinateur. Il arrive chez lui trempé comme une poule mouillée.

Dorothéa le libère de son imper dégoulinant. Elle le regarde d’un œil suspicieux, il se fait tard.

–- Tu rentres maintenant et trempé jusqu’au os, vas mettre des vêtements secs.

–- Désolé, j’avais besoin de réfléchir. Tu sais, cette enquête m’intrigue ; je vais étudier le dossier cette nuit. Fait comme si je n’étais pas là.

— Bien, très bien, je vais encore dîner seule ! Bon, je comprends.

Il l’embrasse, puis il se dirige vers la salle de bains, il se change et met ses vêtements à sécher. La nuit va être longue. Une heure plus tard, Dorothéa, après avoir mangé en solitaire va se coucher. Demain, une rude journée l’attend. Alban lui il est devant son ordinateur. Il affiche un air sérieux.

« Ce dossier est bourré de fautes d’orthographe et l’histoire n’est franchement pas claire. Mais qui a rédigé cette merde et où est l’original, impossible de le trouver ? Décidément, qu’est-ce que cela cache ? Toujours pas de nom de famille de l’enfant et du père. Oh que ça sent mauvais tout ça, et l’état-civil marital de Madame est inexistante : fichier introuvable...»

Dans ses pensées, il n’a pas entendu sa femme descendre l’escalier et entrer dans son bureau.

— Mon chéri, tout cela me semble bien compliqué, on dirait, tu devrais monter dormir et demain à tête reposée, tu seras peut-être plus apte à réfléchir.

–- OK ! Merde, il est quatre heures trente du mat. Oh ! La nuit, sera courte.

Ils montent à leur chambre, Alban tombe raide de sommeil, Dorothéa ne se rendort pas toute suite, elle le regarde dormir.

« Cela promet avec cette affaire, on va être séparé longtemps, et c’est une chose inhabituelle, et merde ! ». Elle ne trouve pas le sommeil, elle va à la cuisine se faire une tisane, elle passe une nuit blanche. Alban lui est agité, il a mal dormit. Le lendemain, ils avaient tous les deux une tête à faire peur.

— Hé bien, mon ange, tu as la tête dans le cul. Dit Alban

— Oh! Tu t’es regardé toi !.

— Non, mais j’ai mal dormi et fait un drôle de rêve.

— Ah oui ! Tiens, dit-moi.

— Comme te dire, j’étais au Mexique, des hommes me pourchassaient et l’un d’eux m’a crié ; ne te mêle pas de nos affaires. Puis ils s’envolèrent comme des oiseaux en croassant… Et moi, je tombai dans un puits.

— Heu, oui c’est curieux cela.

--- Je crois que cette affaire me turlupine, hum… Bon, fait-moi un café serré, merci.

–- Il est fait mon chéri, moi aussi, j’en avais besoin.

– Merci.

Ils déjeunent en silence, ainsi, ils entendent voler une mouche. Dorothéa se prépare pour aller au boulot vers une nouvelle affaire. Alban retourne sur son ordinateur pour continuer ses recherches. Il tombe alors sur un dossier écrit par un policier, du très bon travail, mais inachevé.

« Pourquoi ? »

Il tape le non du flic et stupeur, l’homme a été assassiné, tué avec un objet contondant.

« Tiens qu’avait-il trouvé ? »

Il poursuit et là, cela devient intéressant. À l’époque, la famille vivait à Ciudad Juarez, la ville se situe en plein cœur du désert de l’État de Chihuahua, à cinq Km. D’EL Paso, Texas.

« C’est une des villes, la plus dangereuse au monde, la mafia, la drogue et le crime organisé. Ben ! Dans quel merdier se sont-ils fourrés ? Et où je vais m’embarquer ». Pense Alban.

« Tiens donc, le corps du mari a été retrouvé à quelques kilomètres du fleuve de Rio Bravo. Ce policier à mon avis est tombé sur du lourd. Au fait, la veuve est-elle impliquée dans cette affaire ? Et ce n’est pas tout. Robert Défranges (le policier tué) aurait-il trouvé le coupable et connaissait-il le nom du mari ? Bon, je continuerai, plus tard ».

Alban va chercher son courrier, il a reçu les billets d’avion départ dans une semaine.

« Bon, j’aurais voulu plus tôt, mais cela doit arranger, madame, pour avoir son congé avec ou sans solde ! Et puis zut, ce n’est pas mon problème ».

Il va se faire un café corsé et rebelote.

 

                Béatrice Montagnac

 

 

 

 

 

 

 

 



13/01/2017
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