Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Vingt ans plus tard suite 4

        

               Vingt ans plus tard suite 4

 

Pendant que son café refroidi, il continue ses recherches et n'est pas au bout de ses surprises. Sur chaque document trouvé le nom du mari est caché sous un trait blanc.

« Curieux ?». Pense Alban.

Il prend un gorgé de son café.

– Merde il est froid ! Dit-il à haute voix.

Il abandonne le maudit breuvage, il imprime donc les pages de ses trouvailles, puis se lève et va à la cuisine, vide son café dans l’évier puis il réfléchit.

« Bon, c'est bizarre le nom est masqué et les notes du policier tué avec ceux de la police sont controversées ? ».

Il va à la fenêtre, regarde la pluie tomber puis retourne à son ordinateur. Retape ses recherches à l'identique sur Bing au lieu de Google et rien de nouveaux, mais.… Ce n'est pas sure.

« Tiens donc ». Il trouve quelques choses de curieux.

« Ça veut dire quoi cette histoire, l'affaire ce corse, un homme du milieu de la mafia mexicaine serait un proche de Madame Frimax, son demi-frère, Alexandro Pradays est né à deux mois d'intervalle de sa demie sœur, le quinze juillet mille neuf cents soixante-treize. Ah que c'est louche tout ça, bon, je vais lui tirer les vers du nez, avant notre départ dans trois jours ».

Alexandra rentre du travail, elle pend son imper sur un cintre dans la salle de bain. Va dans la cuisine se faire une tisane, puis rejoindre son mari dans son bureau. Il se retourne, et lui dit.

– Bonjour bien passer ta journée au commissaire ?.

– Oui c’était, calme plat aujourd’hui et toi ton affaire ?.

– Hum, de plus en plus intrigante, demain je vais voir cette chère Madame Frimax, j'ai des questions à lui poser, au moins une importante.

– Ah oui laquelle ?.

– Son père aurait eu une liaison avec une Mexicaine, elle a un demi-frère.

– Ah, et bien dit donc, tu vas découvrir, quoi encore ?.

– Oh, je m'attends à tout maintenant, tu sais, bon, on va préparer le dîner, tien un hachis parmentier ça te dit.

--- Oui je vais faire une purée maison tu t'occuperas de hacher la viande.

Ils se mettent au travail en écoutant les infos. Enfin, le repas est prêt, ils le dégustent en papotant. Plus tard Alban téléphone à Madame Frimax.

– Allô ! À bonjour monsieur Salamandre.

– Bonjour Justine, vous aussi vous pouvez m’appeler par mon prénom, et bien, je vous appelle pour vous rencontrer demain matin si possible. J'ai des questions importantes à vous poser.

– OK ! Et à quel sujet ?.

– Vous le saurez demain, alors bonne soirée et à demain neuf heures, Justine.

– Très bien, bonne soirée, détective.

Elle raccroche un peu contrariée. Elle va dans la cuisine prendre une tablette de chocolat et elle la mange, tout entière.

« Bon, que veut ce cher Alban ? Qu'a-t-il découvert, zut ! Je veux bien sûr qu'il retrouve le ou les tueurs et au moins savoir qui a tué mon enfant et mon époux, point ! Mais, oui, je sais qu'il doit me questionner, alors pourquoi, ça me tourmente ? J'ai une drôle de sensation, qu’il va fouiner un peu trop loin et merde ! ».

Elle va donc se coucher, demain sera un autre jour.

Le jour se lève sous un ciel gris orageux et lourd. Alban et Dorothéa vont prendre leur petit-déjeuner, comme d’habitude. Elle va au boulot, lui, il se prépare à aller voir Madame Frimax.

Il arrive à sa porte trempé, dehors, il pleut à verse, il frappe, elle lui ouvre, elle, le débarrasse de son imperméable et l'accompagne au salon, après les politesses convenues.

– Venons à ma question principale. Vous ne m'avez pas dit que vous aviez un frère disparu et qui n'a jamais été retrouvé, pourquoi ?

Elle le regarde surprise, celle-la, elle ne l’attendait pas.

– Je ne pensais pas que cela aurait de l'importance. Oui, mon père avait eu une liaison, ma mère et sa maîtresse sont tombées enceinte, presque en même temps. Mon frère a disparu de la circulation six mois, avant les meurtres, je n'ai plus eu de nouvelles depuis sa disparition, des recherches ont été effectuées, durant trois mois sans résultats. Lui dit elle.

--- OK j'ai découvert qu'il n'était pas un enfant cœur, le saviez vous ?

--- Oh, de petits larcins, rien de grave.

--- Ah oui ! Hum, non mais vous vous moquez de moi là ?

--- Non et si cela était plus grave, je l’ignorais.

--- Bon, je vous ai à l’œil !.

 

                   Béatrice Montagnac



20/02/2017
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