Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Encore et encore

     Encore et encore

 

Un cauchemar, un soir de fête.

Un feu d’artifice maléfique.

Un rendez-vous avec la bête,

Comme un toréador qui entre dans l’arène.

Des innocents qui étaient là, euphorique

Pour vivre une soirée unique, cool.

 

Un camion fou a foncé dans la foule.

Des hommes, des femmes, des enfants,

Des animaux, sont devenus en un instant

des pantins sanguinolents.

La vie de ces gens n’avait pas d’importance

Aux yeux du fanatique malveillant.

Pour lui c'était des fourmis

Qui n'avaient pas ses croyances

Ni son aberration meurtrière.

Aujourd'hui, nous, nous avons que nos prières.

 

Encore un fou de dieu ;

Sa divinité avait fait de lui, un être odieux,

Ainsi sont partis des gens aux cieux.

Des innocents tombés comme des quilles

Sous les roues du monstre de fer.

Lancé à cent à l’heure, telle une torpille.

Le meurtrier a tué, sans se faire de bile.

 

Nice un jour, en plein supplice ;

La mort, encore et encore, nous devient familière

Laissant derrière elle la souffrance, un cruel sacrifice.

La peur, les larmes et l’impuissance, que faire ?

Que nous sommes-nous, nous pauvres mortels, sur cette terre ?

 

Un camion fou, a semé la terreur,

Nice a baigné dans une mare de sang

Dans un bruit abasourdissant.

Un air de guerre a régné, l'horreur.

Le bleu de la méditerranée

S’habilla de vermeil, du sang des hommes.

Un ultimatum sur la promenade des Anglais.

 

Que reste t'il de nos espoirs

Si au pouvoir, ils n’ont pas l’autorité,

S’ils ne peuvent nous protéger

contre ces tueurs de l’ombre ?

Ils sont pourtant dans la lumière,

De leurs fichiers S, c'est un comble !

 

Encore et encore

On versera des larmes, on aura peur.

Des innocents mourront dans la douleur.

Toutefois, nous ne tomberons pas à genoux,

Nous resterons debout.

Avec dignité les peuples meurtris

Marcheront la tête haute, devant l’État Islamique.

 

Encore et encore,

Ils verseront le sang des hommes ;

Nous, main dans la main nous nous relèverons.

Oh, jamais nous ne nous abaisserons

Devant ces démons.

 

Encore et encore,

Les poètes videront leur encrier ;

Avec les mots, ils crieront leur colère.

Leurs vers seront habillés aux couleurs de l'espérance.

Ne restons pas dans cet enfer et la souffrance

De ce monde en guerre.

 

La vie est elle si insignifiante

Pour ces assassins ?

La haine prend-elle une place importante ?

Dans le cœur de ces êtres malsains,

Pour que la paix tombe dans l’oubli ?

Ainsi, doucement la guerre fait son nid.

 

Hommage au niçois

 

Il reste nos larmes, nos prières

Pour ceux qui pleurent leurs morts.

Nous sommes la lumière

Qui leur apportera un doux réconfort.

Car leur chagrin sera une éternelle douleur.

Même si le temps adoucit la souffrance du deuil

Dans leur cœur, l'autre vie est restée sur le seuil

Du souvenir de cette nuit noire.

Elle rester dans leur mémoire.

Comme tant d’autres catastrophes,

Jamais ne viendra l’oubli.

 

Toutes mes condoléances aux rescapés de l’enfer.

Allumons la bougie du cœur,

La flamme de notre soutien.

 

        Béatrice Montagnac

 

 



20/01/2018
6 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 59 autres membres