Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Bal Masqué

               BAL MASQUE

 

Dans un grand château isolé, sur une falaise dans le sud de la France, un soir, d'une nuit d'orage. Un bal masqué est organisé. Une soirée, entre couple et célibataires libertins, la fête de tous les dangers se prépare.

La nuit est obscure, sous les éclairs et le tonnerre grondant à fendre l'âme. Quelle importance ici le jubilé commence, sur une musique de Mozart envoûtante et mystérieuse, comme les personnages donc on ne voir pas les visages. Moi aussi, je porte un loup de carnaval, seul mes yeux bleu profond comme mon âme de chasseuse.

Mon cher et tendre lui aussi est ici, hum également déguisé comme tout le monde, chacun a choisi sont masque et son costume.

Zoro, Dartagnant, pirate, roi, animaux aussi.

Serai-je une victime chassée prise au piège, ou ma chasse portera-t-elle ses fruits ?

Je suis habillée simplement, petite robe noire moulant mes courbes, juste ce qu'il faut, mes jambes gainées de bas de soie noire, montée sur des hauts talons, un verre de vin a la main, peut être le verre de trop ?

L'ivresse de l'instant est là, un homme me regarde avec insistance, je ne vois que ses yeux perçants, bleu azur, derrière son masque de cuir noir. Il est de taille moyenne, plutôt mince, une démarche féline. Le désir montant en moi, comme un ouragan dévastateur. Ma victime, ce sera lui.

Mais lui qu'en est-il ? Je le sens fébrile, il vient vers moi, très bien, cela est un bon début.

Lui est certainement impatient de vivre ses fantasmes.

Ce bal masqué annonce le feu, sur une pente dangereuse, mais nous ne sommes pas là pour ça !

Nous sommes face à face, les yeux dans les yeux, silencieusement on trinque.

Puis nous nous éclipsons de la salle, passant entre les invités, qui, eux même jouent au chat et à la souris.

(La règle de cette soirée, doit être sans parole, juste les gestes, frôlement jusqu'à l’acte charnel.)

Loin de cette agitation, dans une pièce isolé, il y en a plusieurs pour les jeux dangereux.

Dans le noir absolu, nous dansons, corps contre corps, nos mains enlèvent un à un nos habits, les caresses se font de plus en plus pressentes, Je gémis et m'empresse de lui enlever ses sous-vêtements, nous faisons l'amour fougueusement.

Sans savoir comment, nous, nous sommes retrouvés dans un petit cabanon, toujours dans le noir.

Nos gémissements en cascades, vont ils attirer l'attention ? Là, le danger est existant, dans l'action, nous ne nous apercevons pas, qu'un autre loup nous observe !

Mes sens sont en alerte, un parfum différent chatouille mes narines, sa peau est plus ferme et douce, son ardeur plus sauvage, je panique, mais le plaisir fut tel que je perdis pied.

Après l'amour je me retrouve seule. Qui m'a transporté en un éclair au bout du voyage, un pressentiment étrange me parcourt, comme ci, je connaissais l'intrus.

Je retourne un peu plus tard, dans la salle, après être remise de mes émotions.

Tous sont dans un état second, les masques sont tombés, les vêtements éparpillés. Certains sont mal rhabillés. Les regards à visage découvert, chacun se dévisage.

Sur mon sillage, un parfum laisse un message à mes doutes, mon mari était-il le deuxième homme.

Ils étaient deux ! Un passe-passe c'est donc joué dans le petit cabanon, entre mon chéri et un inconnu ?

La soirée fut torride, érotique, sensuelle, sans sentiments, juste le plaisir, ainsi les dés étaient jetés.

Chasseuse et piégée, agréablement. Des couples se sont formés d'autres défaits.

Soudain, un cri fend la nuit, que même l'orage n'étouffe pas. Un couple gît dans une mare de sang, ils ont d'étranges marques sur leur visage et sont en position de fœtus. Le bal masqué fini dans l’horreur.

Jalousie, folie meurtrière, ou un rituel macabre ?.

 

                     Béatrice Montagnac

 

 

 



07/06/2017
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