Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Talons aiguilles

                         Talons aiguilles

 

Un coucher du soleil, la nuit à peine naissante, dans une petite ruelle sombre à la lueur des réverbères, une silhouette, démarche souple, aérienne, ses jambes fines, habillées de bas de soie noir, à ses pieds des escarpins à talons aiguilles. Un homme l’observe, l’œil noir, désir de la posséder, de l' aimer.

La belle est particulièrement appétissante, hanches souples et rondes, seins fermes et lourds, des cheveux longs bouclés, roux flamboyant, un regard émeraude. Mais elle porte des chaussures à talons aiguilles, le cauchemar de l’homme qui l’observe.

Ses intentions ne sont pas si nobles, il chasse la nuit ses proies des femmes fortes où minces, quelle importance. Ce qu’il ne supporte pas, ce sont les talons aiguilles, leurs claquements sur le bitume, se bruit le rend fou et l'homme devient prince de la mort.

Quelque temps après, il aborde la belle inconnue, déployant ses charmes à l’Italienne.

— Bonjour, beauté, vous savez que c’est dangereux de sortir seule la nuit venue.

— Bonjour, ne vous inquiétez pas j’ai l’habitude.

— Certainement mais voyez-vous, tous les jours ne se ressemblent pas.

— C’est gentil à vous de vous soucier, à qui ai je l’honneur?.

— Mon non n’a pas d’importance, je suis votre sauveur. Vous savez qu’un tueur rôde et tut les belles aux talons aiguilles.

— Oui j’en ai entendu parler. Mais je sais me défendre.

— hum si vous le dites. Puis-je vous tenir compagnie un moment ?

— Bien sûr, on marche un peu.

Ils marchèrent en silence ou presque, sur le bitume, chantent ses talons aiguilles, un son métallique, insupportable pour le chasseur. Ils arrivent près de chez elle. Il lui prend la main, puis son visage et leurs lèvres se rencontrent, un baiser, promesse d'une nuit chaude. Ils rentrent dans la maison, vont directement à la chambre. La belle n'en n’est pas à sa première aventure.

–-- Vous savez que je suis une libertine, lui dit elle.

— Hum, répond t'il.

Ils se déshabillent et sans préliminaire, il lui fait l'amour sauvagement, mi-animal, mi-homme, sensuel et sauvage. Son âme obscure, ouvre la porte des ténèbres, attendant le plaisir de sa proie. Demain il assouvira son désir.

« Que j’en profite un peu » pense t'il.

Il regarde au pied du lit les escarpins maudits. Sa phobie des talons aiguilles, qui allume ses envies les plus sombres, du fond de ses entrailles se réveille la bête humaine.

À l’aube, elle a vu la transformation de son amant, son visage d’ange, regard ténébreux, devenir cruel et ho stupeur ses canines de vampire, qui vont mordre son cou.

Hé non ! Monsieur, ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’elle est une sorcière. Elle lui a tendu un piège. Depuis des mois, elle le suivait dans cette chasse aux belles-dames à talons aiguilles. Des chaussures, donc elle aussi a horreur, mais ce soir la, elle en avait mis, c’était pour la bonne cause. (lui tendre un piège).

Elle tient entre ses mains, l'arme fatale. La croix des sortilèges que les vampires craignent et fuient. Il est maintenant soumis. Peu à peu son corps s’engourdit et s'ouvre les abysses des ténèbres. Il a joué et échec et mat. Elle lui propose la vie sauve, mais il sera son esclave. Hé oui, il n’est pas seul à détester les talons aiguilles.

Il y avait deux tueurs, un vampire et une sorcière. Pour vivre, il va devoir faire équipe avec la belle-de-nuit. Sinon il mourra. Il est tombé dans son propre piège.

Ainsi, il lui demande de l’achever, il a perdu et ça, il ne le supporte pas. Elle exhausse son vœu. Il mourut un talon aiguille dans le cœur et la croix sur le front.

La belle reste seule sur l’échiquier. Madames, ne portez pas de talons aiguilles, la nuit. La mort sera à vos pieds. Mais ces belles-dames vont se méfier d’un homme, mais pas d’une femme !.

 

                         Béatrice Montagnac

 

 

 

 



17/01/2017
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