Béatrice passionnément poésies

Béatrice passionnément poésies

Une larme

 

                             Une larme  (texte prose, pamphlet)

 

Une larme sur ma joue, bien petite face à l'océan qui nous aspire dans les profondeurs des abysses.
Je regarde l’horizon, je ne vois plus l’azur du ciel, il est anthracite comme un démon malin.
Je vois les nuages qui nous encombrent, tant d'espoirs envolés, de vies brisées par les orages crées par l'homme.
J’entends la pluie de mensonges, que nous chantent les pantins du haut de leurs airs hautains, pécher sur leur estrade.
Que mon ouïe ne voudrais plus entendre. Que mes yeux voudraient ne plus voir leur regard mesquin.

Vous aussi aimeriez éteindre la voix malsaine de ces orateurs manipulateurs, qui nous font tourner en rond, comme de toupies à leur merci. Eux même manipulés, articulés par la finance.

 

Une larme qui se noie dans ma rage, l'information, elle me brise l'âme, enfance brisée, halte aux pédophiles, qui ressortent libre un jour alors qu'ils sont incurables. La justice ferme-t-elle les yeux ? complice du mal, une justice qui va mal, incapable ou coupable d'erreurs judiciaires ? Une souricière en bandoulière.
Une larme petite perle perdue dans une mare de sang où sont noyées les victimes de guerre, enfance saignée à blanc, guerre des hommes assoiffés de sang et la malveillance enchaînée à leur cœur, le fanatisme allume le brasier de la haine et du mépris.

 

Une larme de détresse face au monde qui devient si petit, broyé dans l' étau de la bêtise humaine, ils ferment les yeux sur la détresse d'un homme (ce pilote fou) que la folie a emporté avec lui, des vies dans sa descente vers la mort, et eux les politiques croient qu'avec l'argent ils peuvent achètent la douleur des gens qui ont perdu des êtres chers, acheter des familles brisées, ils se croient tout puisant, ils sont faibles devant le drame, seuls les billets sont leur atout, ils sont sans âme.

 

Une larme, elle tombe dans ma main. Je la referme. je n'ai pas d'arme, mais cette petite goutte d'eau, message d'espoir, elle n'est pas ma faiblesse, mais ma douleur et mon cri du cœur dans le miroir de mes yeux. Contre toutes ces atrocités. Aussi, cet appel concerne les matadors, qui nous poussent dans l’Arène, nous pompent comme des vaches à lait, ils ont la corne d'abondance, nous, nous avons, des corbeilles vident, nous le peuple que le travail tue, à la sueur de notre front, certains d'entre nous sont sans toit, d'autres ont faim, ont soif, ô poètes que nos vers de la révolte soit entendus, le peuple avec nous, contre vent et marées, sans relâche.
Un jour, nous serons à table ensemble avec le même pain, ne plus avoir faim, ne plus avoir soif, récolter à part égale l'oseille, ne plus compter un pécule.
Sur la page du droit, même justice pour tous, alors la poésie du peuple chantera la mélodie de la victoire.

 

Une larme, ma bulle, devenue un flot de cris révoltés, pour noyer les cerveaux sans une virgule d’intelligence,
les mettre à genoux, et le peuple prendra les rênes de son destin, nous citoyens du monde.

 

Une larme devenue une pierre ronde, couleur lagon sur la terre ou dans l'univers pour tirer les wagons du train de la liberté et de l'égalité de chacun tant convoitée.

 

                     Béatrice Montagnac 



03/09/2017
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